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B78 L’aventure spatiale française

20,00 

Nombre de pages : 180

Coordinateur Claude Boucher (X69)

  1. Introduction par Claude Boucher
  2. Les prémices de la politique spatiale française, par Bernard Esambert
  3. Le cadre institutionnel français (CNES, ESA, tutelles…) par Philippe Clerc
  4. Ariane, un très grand succès du CNES et de l’Europe spatiale par Frédéric D’Allest
  5. Le Centre spatial guyanais  par Pierre Bescond
  6. Des contributions françaises aux missions spatiales scientifiques par François Barlier, Pierre Bauer, Jean-Jacques Berthelier, François Mignard, Gilles Metris
  7. L’environnement ionisé de la Terre (FR 1, GEOS, CLUSTER) par Pierre Bauer et Jean-Jacques Berthelier
  8. L’observation de la Terre optique par Gérard Brachet
  9. La localisation et la navigation par satellites, par Claude Boucher, Raymond Rosso
  10. Les satellites et l’Europe ouvrent la voie à l’océanographie opérationnelle par Alain Ratier
  11. Les vols habités par Patrice Brudieu
  12. La coopération franco-russe par Christian Lardier
  13. Le COPUOS par Gérard Brachet
  14. Les jeunes polytechniciens et l’Espace par Aurélien Génin
  15. Notices biographiques des contributeurs à ce numéro (par ordre alphabétique)

Le développement des activités spatiales est l’un des grands projets impulsés par le général De Gaulle qui ont mis la France au rang des acteurs majeurs dans le domaine. C’est une aventure dans laquelle de nombreux camarades se sont impliqués et illustrés. C’était donc particulièrement légitime que la SABIX y consacre un numéro de sa revue.

Ce domaine est par ailleurs un aspect important de ma carrière professionnelle, que j’ai pu découvrir et explorer au cours de multiples activités. En 1974, fraîchement affecté à l’Institut géographique national (IGN), je fus chargé de développer l’utilisation des systèmes de navigation par satellites pour le positionnement précis, point de départ d’une activité dans le domaine de la géodésie couvrant une trentaine d’années, et dans laquelle la géodésie spatiale occupa une place majeure. En 1999, je fus appelé au Ministère chargé de la recherche, alors tutelle des activités spatiales françaises, pour animer un réseau de recherche et innovation technologique consacré au développement des usages des techniques spatiales (Réseau Terre et Espace), ce qui me donna l’occasion, en partenariat avec le Centre national des études spatiales (CNES), de m’impliquer dans un large éventail d’applications émergeantes (agriculture raisonnée, inondations, feux de forêts, télémédecine…). Enfin en 2008, je réintégrais le conseil général de mon ministère d’origine, où je participai notamment à la rédaction d’un plan d’application des techniques spatiales, coordonnée par Raymond Rosso (X67).

La coordination de la rédaction de ce numéro de la revue de la SABIX consacré à l’aventure spatiale française fut donc pour moi l’occasion de tirer partie des informations acquises, et surtout des collègues que j’ai pu connaitre et apprécier. En concertation avec quelques-uns d’entre eux, j’ai sélectionné un ensemble d’articles qui offre un panorama illustrant la diversité, l’importance et l’actualité de ce domaine. En plus de ceux qui contribuent à ce numéro, je souhaite mentionner Isabelle Sourbes-Verger, ainsi que l’aide de l’Institut français d’histoire de l’Espace (IFHE).

Je vous laisse donc découvrir ce choix, nécessairement incomplet, qui aborde d’abord l’aspect politique et organisationnel, puis une sélection d’applications tant scientifiques qu’opérationnelles, avant d’évoquer l’aspect de coopération internationale.

L’espace est définitivement un volet stratégique, attractif, notamment pour nos jeunes camarades. Ce numéro est publié peu après un numéro de la Jaune et la Rouge consacré au spatial, et finalement le complète sur la dimension historique, toujours indispensable pour mieux comprendre l’actualité.

Claude BOUCHER

Coordinateur Claude Boucher

Polytechnicien (X69), ingénieur général des ponts, eaux et forêts (géographe), il a exercé son activité à l’IGN jusqu’en 1999, comme chercheur en géodésie, puis chef du service de géodésie, et enfin directeur technique de l’IGN. Il y développa l’utilisation des techniques spatiales radioélectriques pour le positionnement (notamment GPS), fut à l’origine en 1988 de la réalisation par techniques spatiales du système de référence terrestre international (ITRF), désormais adopté par une résolution de l’assemblée générale des Nations Unies, et initia la création d’une référence géodésique nationale moderne appuyée sur l’ITRF. Nommé en 1999 au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) , il fut chargé de mission au département espace et aéronautique du Ministère chargé de la recherche, et alors tutelle du CNES, puis au service de la recherche du Ministère de la transition écologique. Il fut notamment représentant français à la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. Au niveau international, il fut également secrétaire général de l’Association internationale de géodésie de 1991 à 1995, et Fellow de l’Union géodésique et géophysique internationale.

Membre du Bureau des longitudes, il présida cette académie de 2016 à 2019. Il est actuellement président de la commission du BDL sur les infrastructures géodésiques, et membre de la commission d’histoire.